Eh bien, les semaines passent à une allure folle et je n’avais encore pas trouvé tous les mots que je souhaitais exprimer depuis notre première rencontre/expérience avec l’AinTimiste fin avril 2024… si bien que nous y sommes retournés une deuxième fois, histoire d’être sûrs et de confirmer cette sublime découverte (j’aurai presque envie de mettre un smiley qui sourit et rougit).
Vous avez sûrement déjà lu beaucoup de choses concernant l’AinTimiste à Poncin ces dernières semaines, d’autant que sa générosité, sa passion et son savoir faire ont récemment fusionné en une belle Etoile dans le ciel gastronomique, qui plus est, elle brille au-dessus de l’Ain.
A mon tour d’être un peu plus inventive et de vous mettre l’eau à la bouche…
Tout commence dès l’entrée de la rue calme, belle illustration du petit village médiéval de Poncin, puis on passe la porte de l’AinTimiste, maison du XVIème siècle rénovée, pour entrer dans une ambiance douce, nature avec quelques éléments modernes en bois, accueillis directement par le Chef qui nous installe à notre table.
La première fois, c’était en salle, face à la cuisine ouverte, on n’aller pas se priver de ce spectacle. Une salle lumineuse, avec une jolie pointe de verdure et une sensation cosy, quelques tables suffisamment espacées pour se sentir à l’aise.
La deuxième fois en terrasse sous les voûtes, autant profiter un max. Ça respire les premiers jours de l’été et la belle aventure culinaire à venir.
Nous voilà partis pour 2 Menus « Ain’Tense » avec accord mets et vins.
Gougères au fromage de bienvenue, tièdes et savoureuses, suivi d’une jolie carotte confite, œufs de truite, émulsion et pousses de Tagette, la sensation du croquant sucré de la carotte associé aux petites billes d’œufs qui éclatent en bouche, on en parle plus en détail ou bien… ? Non, je laisse travailler votre imagination.
On augmente encore un peu le niveau savoureux et on se laisser séduire pour la sublime senteur et les sensations d’asperges vertes accompagnées d’éclats de cerise, petits pois, Agastache, émulsion. Les yeux dégustent d’avance ce plat, les papilles frétillent déjà dans tous les sens juste avec cette entrée. Je laisse encore travailler votre imagination, la photo parle d’elle-même.
Comme on aime aussi la simplicité, à l’arrivée à notre table de l’œuf parfait, on se dit qu’on va apprécier ce met si cher à notre cœur. Le terme sera encore trop faible. Cet œuf parfait n’est pas tout seul, il côtoie une émulsion de homard, avec quelques éclats de noisettes, de petits œufs de poissons fumés et de la bourrache ; c’est fondant, ça croque, avec une belle pointe iodée… Vous l’avez là ? (ne résistez pas, c’est une douce torture).
Le service se poursuit avec fluidité, l’équipe est aux petits soins, le chef revient à notre table pour présenter ses plats, leurs histoires et l’accord de vin si bien choisi. On voyage de la bourgogne au sud de la France, La Garde-Adhémar, souvenir de mon sud natal… oups, je m’égare, c’est l’effet « AinTimiste », on a envie de tout partager.
Puis, vient le plat signature de Jérôme Busset, sa « Genèse Aintimiste »
autour de l’Escargot de Bourgogne, ne salivez pas déjà, je vous vois.
On avait déjà craqué la première fois, mais on était impatients de le déguster à nouveau et surtout dans sa nouvelle version… C’est là qu’entre en scène mon mélange personnalisé de micro-pousses, jeunes pousses et fleurs comestibles spécialement créé pour le Chef (aller 3 secondes et demie d’égo juste pour le fun).
Sur une base de cervelle de canut reposent de délicieux escargots poêlés, une pointe de jus de bœuf au vin rouge, quelques croutons pour amener un peu plus de gourmandise croquante et de jolies pousses colorées, le tout pour une explosion en bouche des plus surprenante. Saveurs acidulées, poivrées, fraîches, de la douceur et de la puissance, le tout dans une seule assiette !
Pour en terminer avec la partie des plats salés, c’est une belle assiette de bœuf richement accompagnée de beaux légumes préparés avec soin, là encore, créativité et saveurs sont au rendez-vous et continuent de nous surprendre. La générosité est indiscutable. La cuisine du Chef est intuitive et audacieuse.
Avant l’arrivée des douceurs sucrées, Ludovic craque pour le fromage signature du moment, de l’époisses en texture sublimée et accompagnée de fruits rouges et surprises, on apprécie cette présentation hors norme, même la forme de l’assiette attire la curiosité.
La fin se rapproche, le dessert se présente, sous forme d’un financier travaillé autour de multiples saveurs à nouveau, maintenant que le Chef nous a habitué à cela, difficile de ne pas continuer avec d’autres surprises gustatives, on ne voudrait pas que ça s’arrête. Ça pétille ici aussi !
Mais pour apprécier chaque instant au maximum, il faut bien que cela se termine… vous prendrez bien encore une dernière douceur avec nous. Voici de jolies madeleines comme dans notre enfance, à la fois fermes et fondantes, elles accompagnent à merveille le café de clôture
Reprenez un peu votre souffle, j’aurai encore tellement de choses à dire sur ce Cocon pour Gourmets, mais cela serait trop long à lire. Un joli clin d’œil à toute la petite équipe très aimable, ils sont jeunes, investis, passionnés, ça se voit et se ressent.
Merci infiniment à eux et à Jérôme Busset pour ces doux moments partagés, équivalents à des vacances.
Si vous cherchez une adresse où les micro-pousses, les légumes, et de magnifiques produits locaux sont les vraies stars du show, ne cherchez pas plus loin !
Je vous invite chaleureusement à découvrir l’AinTimiste, 4 Rue de la Pompe, 01450 Poncin.

